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Kurz gefasst – En bref – septembre 2026

Notre résumé des nouvelles de l’été.

Officiel : le gouvernement ne veut pas de la loi Alsace

Le gouvernement Lecornu a missionné un audit de la CeA pendant l’été comme « étude d’impact » d’une future région Alsace, après le vote en avril d’une loi à cet effet par l’Assemblée nationale. La logique de la démarche nous semblait déjà biaisée : en quoi l’audit d’un département permet-il de juger l’impact d’une future région ? Le gouvernement vient de tomber le masque en faisant savoir cette semaine à divers parlementaires (dont Théo Bernhardt, voir post ci-contre) qu’il ne souhaitait pas que le Sénat examine cette loi.

Grand Est : pendant les coupes budgétaires, la communication continue

La grande région n’a plus d’argent, ni pour la liaison Colmar-Freiburg, ni pour la formation des infirmières, ni même pour le modeste OPLA (voir ci-dessous). Par contre, au niveau communication, tout va bien, merci. Après non pas une mais deux campagnes d’affichage en mai dernier, Grand Est remet ça en grand pour la rentrée avec ce visuel s’autofélicitant de distribuer des ordinateurs dans les lycées. Encore quelques dizaines (centaines à l’échelle du Grand Est ?) de milliers d’euros gaspillés

affiche campagne Grand Est septembre 2026

L’Alsace et la langue allemande

Un sondage réalisé par la Fédération Alsace bilingue (FAB) a réjoui son président Pierre Klein : 89% des Alsacien(ne)s pensent que la connaissance et l’usage de l’allemand sont importants pour l’Alsace. Et ce plébiscite est constant (toujours plus de 80% de « oui ») en Haut-Rhin comme en Bas-Rhin, quels que soient le genre et la tranche d’âge. Une bonne opinion qui contraste néanmoins avec la réalité : de moins en moins d’Alsaciens parlent l’allemand, de moins en moins d’élèves et d’étudiants dans les cours d’allemand. Pierre Klein appelle donc à réhabiliter l’allemand comme étant un des éléments forts de notre identité.

L’eau en danger

Alors que la sécheresse imposait ses effets partout, le Parlement a ratifié fin juillet, avec le vote de la majorité des députés alsaciens, une loi d’urgence agricole qui, outre le retour de pesticides comme l’acétamipride, favorise le captage et la rétention d’eau dans des « bassines » par les agriculteurs. L’État se fixe l’objectif de multiplier par deux les volumes de stockage d’eau destinés à l’usage agricole d’ici à 2035. Les associations de protection de la nature ne sont pas les seules à s’inquiéter de cet « accaparement » de la ressource eau par l’agriculture. Les syndicats territoriaux de l’eau, dont le SDEA alsacien-mosellan, ont publié dès avant le vote de la loi un communiqué dénonçant comme « alarmantes » ces dispositions qui « déstructurent la politique de l’eau (…) au lieu de la coconstruire avec l’ensemble des acteurs et usagers ».
Quand on voit qu’en Alsace les champs de maïs (et la route à côté avec) sont arrosés l’été en plein jour par 35° ou plus, on peut effectivement se poser des questions sur l’efficacité d’une politique ou 90% de la ressource eau finit en évaporation…

OPLA : la CeA va combler le trou laissé par la région Grand Est

Bonne nouvelle : après l’abandon politiquement motivé de l’Office public de la langue alsacienne (OPLA) par la région Grand Est en milieu d’année, la Collectivité européenne d’Alsace va voter ce mois de septembre une rallonge budgétaire permettant de combler le trou laissé dans le budget. Certes, il ne s’agit que de 450 000€, mais le budget de l’OPLA est déjà tellement en-dessous des besoins que cette mesure est plus que bienvenue.

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